Ouzbékistan : Conclusion de notre séjour du 19 avril au 27 avril 2026

Conclusion de notre séjour 
du 19 avril au 27 avril 2026
Khiva – Boukhara – Samarcande – Tachkent


Nous venons de quitter l’Ouzbékistan, une destination qui rejoint, sans hésitation, la liste de nos destinations préférées, un immense coup de cœur. Merci à toutes celles et ceux qui nous ont donné envie de partir à sa rencontre.

Nous ne pouvons que recommander ce voyage : un dépaysement total, un coût très raisonnable, une hôtellerie de qualité, une cuisine savoureuse, une propreté irréprochable, un sentiment absolu de sécurité… et surtout des joyaux architecturaux uniques.

Khiva et Boukhara sont magnifiques, mais Samarcande se situe encore un cran au-dessus. Pour les inconditionnels d’histoire et de musées, ne faites surtout pas l'impasse sur le Centre de la Civilisation Islamique de Tachkent. Si vous planifiez ce périple, nous vous conseillons vivement de garder Samarcande pour la fin. En commençant par elle, vous vous priveriez de cette montée en puissance que nous avons ressentie tout au long de notre semaine, et ce serait vraiment dommage.




Rien n’est comparable à Samarcande. Le triptyque formé par le Régistan, la nécropole de Shah-i-Zinda et la mosquée Bibi Khanoum est grandiose. C'est l’une des plus belles claques culturelles de toutes nos aventures.




Un conseil : explorez le Régistan dès son ouverture, à 8 heures. Il n’y a alors quasiment personne, les groupes sont absents, et la magie opère pleinement. Mais surtout, revenez-y ! Chaque moment de la journée révèle une lumière différente, une nouvelle atmosphère et des détails insoupçonnés. Ne manquez pas non plus le spectacle son et lumière, proposé à 21 heures en cette saison.





Concernant la nécropole de Shah-i-Zinda, privilégiez le début ou la fin de journée. Évitez le milieu de journée, lorsque certaines façades sont plongées dans l’ombre tandis que d’autres sont écrasées par le soleil, ce qui nuit à la magie du lieu et aux photos.



Ce périple restera longtemps gravé dans nos mémoires. Au-delà de la splendeur des monuments, nous garderons le souvenir d’une nation authentique, riche de son histoire et de ses traditions, portée par un peuple d'une générosité remarquable.



De Khiva à Tachkent, en passant par Boukhara et l’inoubliable Samarcande, chaque étape nous a émerveillés. Nous repartons le cœur serré, mais avec la certitude d’avoir découvert un pays encore préservé, riche de son histoire et de ses merveilles. 

💙💙Quel magnifique voyage ! 💙💙

Ouzbékistan : Tachkent J2 (matin)

Lundi 27 avril 2026

Le Complexe religieux de Khasti Imam est le cœur spirituel et architectural de la vieille ville de Tachkent et réunit plusieurs joyaux islamiques.

La madrasa Barak-Khan
Nous débutons cette matinée de visite par la madrasa Barak-Khan, édifiée 16éme siècle. Organisée autour d'une grande cour bordée de 36 cellules, elle offre un bel exemple d'architecture traditionnelle. On regrettera toutefois que la plupart des cellules accueillent désormais des échoppes de souvenirs, ce qui altère le charme et l'authenticité du site.






La mosquée Hazrati Imam, un lieu chargé d'histoire.




Le Centre de la Civilisation Islamique d'Oubékistan

Nous poursuivons avec la découverte du tout nouveau Centre de la Civilisation Islamique, inauguré le mois dernier. Ce complexe s'élève au cœur de la vieille ville, à deux pas de l'ensemble Khasti Imam, haut lieu de pèlerinage musulman depuis des siècles.

Le Centre de la civilisation islamique était une étape obligatoire de notre séjour. Il était hors de question pour nous de manquer la visite du plus grand musée de la civilisation islamique au monde.

Dès notre arrivée, la majesté de son architecture, qui allie harmonieusement tradition et modernité, nous impressionne. Cet édifice monumental a été conçu pour symboliser le rôle historique de l'Ouzbékistan comme l'un des grands foyers de la civilisation islamique.

Caractéristiques architecturales extérieures rappelant les madrasas :
  • Une composition symétrique, organisée autour d'un axe central, caractéristique des grandes madrasas d'Asie centrale.
  • Un immense dôme central, recouvert de carreaux de céramique bleu turquoise, qui domine l'ensemble du complexe.
  • Un portail monumental, richement décoré de mosaïques et de motifs géométriques, évoquant les prestigieuses madrasas de Samarcande.
  • Des minarets d'angle, quatre tours élancées qui encadrent l'édifice et renforcent son caractère monumental.
  • Un décor en céramique : les façades sont revêtues de briques claires, de marbre et de céramiques vernissées dans des tons bleu, turquoise et blanc, ornées d'arabesques, de calligraphies et de motifs végétaux.
  • Une vaste esplanade, où jardins, bassins et allées mettent en valeur le bâtiment et offrent une perspective majestueuse.









Un chef-d'œuvre interactif incontournable à Tachkent !
Durant près de deux heures et demie, une guide bénévole particulièrement sympathique nous a accompagnés à la découverte de ce lieu grandiose. Seuls visiteurs sur notre créneau horaire, nous avons eu la chance de vivre une expérience privilégiée et totalement sur mesure
Le Centre propose un concept original, à mi-chemin entre le musée traditionnel, l'espace pédagogique et la fresque historique. Il retrace avec brio l'histoire de l'Ouzbékistan, de la Préhistoire jusqu'à nos jours. La scénographie y est moderne, interactive et d'un soin remarquable. Une merveille à ne pas rater.

Le parcours s'achève sous l'impressionnante coupole centrale, qui abrite une remarquable collection de Corans. Parmi eux figure le Coran d'Othman du 7ème siècle, l'un des plus anciens manuscrits au monde.












Toutes les quarante minutes, la salle s'anime au rythme d'un spectaculaire son et lumière qui sublime l'architecture de la coupole, les décors et les précieuses œuvres exposées. Un joli final immersif.

Nul doute que ce lieu s'impose désormais comme l'attraction incontournable qui manquait jusqu’à présent à Tachkent.








 
                                 

C'est ici que s'achèvent nos visites en Ouzbékistan. Cet après-midi, nous nous envolons vers Aktau, au Kazakhstan, avec une escale à Almaty. Demain débutera une toute nouvelle aventure : une page se tourne, une autre s'apprête à s'écrire.

Ouzbékistan : Tachkent J1 (fin après-midi)

Dimanche 26 avril 2026

Le métro de Tachkent
C'est parti pour l'attraction payante la moins chère de la capitale : environ 0,12 € pour une heure et demie de découverte architecturale hors du commun. Car ici, ce sont les stations de métro elles-mêmes qui attirent les visiteurs !

Inauguré en 1977, le métro de Tachkent, qui compte aujourd'hui quatre lignes, est le tout premier réseau de transport souterrain d'Asie centrale. Il est célèbre pour la beauté spectaculaire de ses stations, décorées de marbre, de lustres monumentaux, de mosaïques, de bas-reliefs et de plafonds peints ou sculptés.

Véritable musée souterrain, chaque station possède son propre thème artistique, mettant à l'honneur l'histoire de l'Ouzbékistan, sa littérature, les sciences ou encore les réalisations de l'époque soviétique.

Jusqu'en 2018, il était interdit d'y prendre des photos. Longtemps considéré comme une infrastructure militaire stratégique et un abri antiatomique, le métro était soumis à des règles de sécurité très strictes.
Comme partout en Ouzbékistan, la propreté y est irréprochable et les voyageurs se distinguent par leur calme et leur respect des lieux.
Même si vous n'avez pas besoin de prendre le métro pour vous déplacer, quelques stations suffisent à comprendre pourquoi ce réseau est devenu l'un des sites les plus étonnants de Tachkent.


































Nous allons jusqu’à la place de l’Indépendance, l’un des sites les plus emblématiques de Tachkent, pour profiter d’un moment de détente après ce programme bien chargé.

Sur cette place, qui célèbre l’indépendance de l’Ouzbékistan, se trouve le grand arc Ezgulik, avec ses 16 colonnes blanches surmontées de cigognes. Les 16 colonnes font référence aux 16 régions administratives de l’Ouzbékistan, tandis que les cigognes renforcent la symbolique de paix, de prospérité et de liberté. Nous n’en verrons pas plus car le site est fermé au public lors de notre passage.



Avant d’aller dîner, nous prenons néanmoins le temps de flâner dans les agréables espaces verts qui entourent la place. La balade est vraiment très plaisante : de beaux jardins soigneusement entretenus, de larges allées bordées d’arbres et de vastes pelouses offrent un cadre particulièrement agréable pour s’y promener. Après le rythme soutenu de la journée, cette parenthèse au calme est la bienvenue.


Nous découvrons le Monument de la "Mère en Deuil", un lieu particulièrement chargé d’émotion. Érigé en mémoire des victimes de la Grande Guerre patriotique, il est devenu un symbole de la mémoire nationale. La sculpture représente une mère vêtue d'un voile de deuil, penchée devant la flamme éternelle. Son attitude exprime à la fois la douleur, le recueillement et l’absence. Elle incarne la souffrance de toutes les femmes dont les fils, les maris ou les proches ne sont pas revenus de la guerre, mais aussi l’espoir et le souvenir transmis aux générations suivantes.







Informations Hôtel : Mirzo Boutique Hôtel (hôtel de charme inspiré de l'architecture traditionnelle ouzbèke, bon emplacement, propre).