Mercredi 22 avril 2026
Le ciel est malheureusement très nuageux ce matin et quelques averses sont annoncées. Nous aurions rêvé d'admirer les coupoles turquoise sous un grand ciel bleu, mais finalement la météo importe peu. Boukhara possède un charme qui opère quelles que soient les conditions.
Notre première visite est consacrée à la madrasa Ulugh Beg, construite en 1417. Comptant parmi les plus anciennes écoles coraniques d'Asie centrale, elle a été remarquablement préservée jusqu'à nos jours. Sa façade, décorée de magnifiques mosaïques bleues et turquoise, témoigne déjà de l'élégance de l'architecture timouride. A l'époque, des étudiants venus de toute la région y étudiaient la théologie, le droit islamique, les mathématiques, l'astronomie et les sciences. Autour de la cour intérieure s’alignaient des dizaines de cellules destinées à les accueillir.
Le manque de lumière ne nous a pas vraiment donné envie de prendre des photos.Nous y reviendrons en espérant bénéficier de meilleures conditions.
Nous poursuivons notre promenade jusqu'à Tak-i Zargaran, la célèbre coupole des joailliers, sous laquelle nous passons. Construite au 16ème siècle, elle abritait autrefois plusieurs dizaines d'orfèvres.
Mais le véritable joyau de Boukhara reste sans conteste le complexe Po-i-Kalon. Dès que l'on débouche sur la place, le regard est irrésistiblement attiré par le majestueux minaret Kalon. Édifié en 1121, il s'élève à plus de 45 mètres et domine la ville depuis près de neuf siècles. Sa silhouette élancée, entièrement réalisée en briques, est décorée de frises géométriques toutes différentes. Au sommet, seize ouvertures permettaient autrefois aux muezzins d'appeler les fidèles à la prière.
A ses pieds se dresse la spectaculaire mosquée Kalon, achevée en 1514. Avec ses dimensions impressionnantes (près de 130 mètres de long sur 80 mètres de large) elle pouvait accueillir jusqu'à 12 000 fidèles. Sa vaste cour, entourée de galeries coiffées de centaines de coupoles, dégage une sensation d'équilibre et de sérénité remarquable. Particularité notable : elle fut, durant la période soviétique, la seule madrasa autorisée à dispenser un enseignement religieux sur l'ensemble du territoire de l'URSS.
A moins d'un kilomètre de la mosquée, se trouve la madrasa Mir-i-Arab, toujours en activité. Plus d'une centaine d'étudiants y suivent encore aujourd'hui un enseignement religieux. L'intérieur n'étant pas accessible, nous nous contentons d'admirer sa magnifique façade recouverte de mosaïques aux motifs géométriques et calligraphiques.
La madrasa Abdul Aziz Khan, construite au 17ème siècle, est réputée pour la richesse de ses ornements architecturaux. Elle est toutefois restée inachevée : la partie droite de la cour ainsi que le côté gauche de la façade n’ont jamais reçu leur décor. Hélas, elle est aujourd’hui en très mauvais état.
Nous repassons devant la madrasa d’Ulugh Beg. Dommage, la lumière n’est pas au rendez-vous aujourd’hui !
En face, se trouve la madrasa Abdullah Khan, édifiée à la fin du 16ème siècle. Plus sobre que sa voisine, elle séduit par l'harmonie de ses proportions et l'élégance de sa façade en briques et céramiques.
Juste en face, la madrasa Modar-i-Khan, dont le nom signifie "la mère du Khan", fut construite en hommage à la mère d'Abdullah Khan. De dimensions plus modestes, elle complète harmonieusement l'ensemble architectural formé avec la madrasa Abdullah Khan.
Nous faisons ensuite halte au mausolée d'Ismaïl Samani, considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture d'Asie centrale. Construit au 10ème siècle entièrement en briques, il impressionne par la finesse de ses motifs géométriques obtenus uniquement par le jeu des briques, sans aucun revêtement de céramique.
A suivre…









































